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PEINTURES RECENTES (2001-2003) __________________________
Du 13 mars au 3 mai 2003:
GALERIE ALAIN BLONDEL 4, rue Aubry-le-Boucher 75004 Paris, T: +33 1 42 78 66 67 e-mail: galerie.blondel@wanadoo.fr
« Elle dort dans lherbe », « Elle regarde un tableau », « Elle met sa chaussure », « Elle regarde une bague »... Mes tableaux sont comme ces petites phrases : un pronom féminin à la troisième personne du singulier, puis tout de suite après, ne faisant quun avec lui, lui collant à la peau en quelque sorte : un verbe songeur. Le reste est tout à fait secondaire, de lordre du décor. Ce qui compte est « elle » et son attitude. « Elle » est à la fois réelle, un de mes modèles -Julia, Anne-Claire, Rivka, Céline ou Anne-, et irréelle, fruit de mon admiration pour quantité doeuvres du passé, produit historique. Vivante ambiguïté quon retrouve dans presque toutes les oeuvres dIngres à qui, pour cette raison, jai voulu rendre hommage avec une Baigneuse de dos. Les attitudes sont « posées » dans un double sens. Elles correspondent aux poses que je mets au point avec le modèle en prévision de longues séances de travail : pas question de gestes énergiques et trop fatigants à tenir. Et pas question non plus de rire aux éclats ou de pleurer à chaudes larmes : « posées » se définit également comme dans le Larousse : sérieuses et graves. Mes personnages sont plus nus aujourdhui quhier. Je me suis rendue compte après coup que je ne suis pas la seule à avoir évolué dans ce sens. Disant cela, je ne fais pas allusion au développement de la pornographie, mais bien au contraire à ce qui se passe en danse classique, par exemple, où les corps, de plus en plus souvent débarrassés de leur tutu XIXe siècle, retrouvent linnocence du Paradis davant la Chute.
FvH, janvier 2003
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