_______________________________EXTRAITS DE PRESSE_______________________________
- ART ACTUALITÉ MAGAZINE, Alain Coudert , MARS 97
Dans ses tableaux, elle capte les clins d'il du silence lancés au bout du jour, quand la lumière diurne cesse un instant de vibrer. Instants à la fois feutrés et vaporeux, nous en connaissons la fragilité, c'est pourquoi ils nous émeuvent. Si Van Hove ne représente que des femmes, c'est d'abord parce que sa formation classique l'a portée dans cette direction et qu'elle se projette tout naturellement dans le nu féminin. « Je peins des femmes seules et quand j'en représente plusieurs, elles sont toujours seules les unes par rapport aux autres
» « J'aime aussi faire les portraits d'hommes. Mais leurs attitudes ne correspondent pas à ma recherche picturale ». Le travail de ce peintre porte essentiellement sur la lumière. Il s'agit donc d'une démarche
d'atelier par modèle interposé. « J'ai besoin de la réalité car j'ai suffisamment travaillé d'imagination pour savoir que la réalité est plus riche que tout ce que je peux avoir dans ma tête! ». Elle sait la mettre en scène en fonction de la lumière qui joue avec le modèle et de son propre travail d'interprétation. Ses dernières toiles Scènes d'intérieur avec lampes marquent un tournant dans l'évolution de son travail. À la lumière naturelle qu'elle traduit à la perfection, elle a ajouté des lumières artificielles. Ces dernières ont nuancé et réchauffé sa
palette et elle a su éviter la brutalité des couleurs qui découlent des sources lumineuses artificielles que nombre de peintres évitent justement à cause de cela. Il résulte de ce travail des toiles d'une grande sensibilité aussi bien dans l'approche des sujets, la représentation, que dans la touche. Ses toiles sont des moments d'oubli bien vivants qui interprètent une réalité en partie rêvée. Elles sont touchantes.